18 juin 2008
le mariage chez ait tazenakhte
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ait oubrahim abdellah /daouar ait attou tazenakhte
- fondateur de l association espace taznakht pour l environement développement et arts populaire.
- fondateur de l association taznakht anmoguar pour la culture et développement
- président de l espace associatif de taznakhte urbain
http://espaceasso-detaznakhteurbain.maktoobblog.com
- aide fondateur pour doutres coopératives et associations féminines
- president de comite culturelle (festival de taznakht 16/17/18/mai2007)![]()
Dernière mise à jour:/2//7/2008
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جمعيا ت تازناخت الكبرى: الحاجة إلى التكوين والتكتل
يعتبر العمل الجمعوي أو على الأصح الإنعاش الذاتي منذ القدم ظاهرة ثقافية متجذرة في المجتمع التازناختى عامة و مجتمع تازناخت الاصلية خاصة. فمنذ القدم لعبت مختلف الجماعات الترابية السلالية دورا رئيسيا في النظام الاجتماعي وفي الحياة اليومية للجماعة
.وكانت هذه الجماعات تنتظم بطريقة تقليدية في " الجماعت" تهتم بتسيير شؤون الدوار كتنظيم استعمال مياه السقي وجني ثمار الأشجار وصيانة منابع الماء الصالح للشرب والتكفل بمسجد الدوار وإمامه وتنظيم المواسم الدينية....
لكن في السنوات الأخيرة بدأت هذه "الجماعت" تترك مكانها للجمعيات العصرية الخاضعة للقانون المنظم لها.
فعرف العمل الجمعوي تطورا هاما وسريعا فتوسع مجال عمل الجمعيات ليشمل التنمية المحلية بحيث أصبح الفاعلون الجمعويون يغطون مجالات حيوية في حياة السكان ويتحملون مسئوليات كبيرة كانت إلى الماضي القريب من مهمة الدولة حصريا.
فدور الجمعيات لم يعد يقتصر على الدور الذي ورثته ولكن صارت مدارس للتكوين والتوعية والتأطير وأوراش للعمل ووسيلة للتعاون والتضامن وقاعدة للدفاع عن الحقوق والمكتسبات ومراقب لأداء المسئولين عن تسيير الشأن العام وأداة لإشراك السكان في تأسيس تنمية مستدامة.
بل إن الجمعيات في منطقتنا استطاعت في العديد من الدواوير أن تحقق ما لم تحققه السلطة والحكومة في عهد سنوات الإقصاء والتهميش.
وتلعب هذه الجمعيات أيضا دورا في تنشيط الحياة الاقتصادية والسياحية بالمنطقة وتشجيع المهاجرين المنحدرين من المنطقة على العودة أو على الأقل زيارتها في العطل بعد أن هاجروها مرغمين بحثا عن ظروف حياة أحسن.
لكن هذا التوسع في مجالات العمل وهذا النشاط الجمعوي المتنامي لم يواكبهما اهتمام مواز بالفاعلين الجمعويين تكوينا وتأطيرا قصد تزويدهم بأدوات واليات العمل الفعالة والناجعة، كما لم يواكبهما انخراط الشباب فيها وتطبيق نظام تسيير حديث والتكتل في فدرالية أو اتحاد أوشبكة تنصهر فيها تجاربها وتجعل منها مخاطبا فعالا لمختلف شركائها وقوة اقتراحيه تعمل في تناسق وتكامل مع المهام التي تضطلع بها السلطات العمومية والهيئات المنتخبة والقطاع الخاص.
وأنا شخصيا بعد ممارسة جمعوية تطوعية دامت أكثر من ست سنوات وبعد تتبع أخبار وأنشطة العديد من الجمعيات بمنطقة تازناخت الكبرى لاحظت الضعف والتخبط والطبيعة التقليدية والمنظور الضيق والشخصي والانغلاق تم البراكماتية وبوادر ظهور شعوبيات محلية يتزعمها اشباه المتقفيين .
كما أن غياب مبادرات تكوينية وتواصلية وقاعدة للمعلومات وكتابات متخصصة في هذا المجال ساهم في تعقيد واستمرار هذه الوضعية، وكل هذا ينعكس سلبا على الأداء الجمعوي بمنطقتنا ويعطل مسيرته ويعوق نجاحه.
فإذا كان العمل الجمعوي يستهدف تحسين ظروف الحياة الاجتماعية معتمدا أساسا على روح التطوع والوعي بواجب المواطنة من تكافل وتعاون وتضامن فان بلوغ هذه الأهداف النبيلة لن يتحقق إلا بحسن التدبير داخل الجمعيات نفسها قبل أن تتوخى ذلك لتدبير الشؤون الاجتماعية، لتكون مدرسة للديمقراطية والتضامن وتحرير طاقات الشباب فيها لتعتمد على ثقافة تدبيرية حديثة وناجعة ولتنفتح على محيطها لتمكين كل من لديه روح المبادرة والتطوع والكفاءة من أن يشارك مشاركة تامة.
كما أن على السلطات والجماعات المحلية والقطاع الخاص أن يتحملوا مسئولياتهم كاملة في دعم الجمعيات الجادة العاملة في منطقتنا وأن يعقدوا معها مختلف أنواع الشراكات من خلال اتفاقيات ذات أهداف ووسائل تمويل وأنماط تقويم محددة وشفافة.
le mariage chez ait tazenakhte
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tapis de tazenakhte
le tapis
| MODE D'EXPRESSION DANS LE HAUT ET LE MOYEN ATLAS MAROCAIN. (Symbole de la civilisation berbère). |
| A l'instar de tout acte culturel, artistique et folklorique, le tapis est un objet d'art basé sur une connaissance de civilisation ancestrale des peuples qui ont, tout le long de l'histoire, exprimé leur savoir à travers des moyens décoratifs, de sculptures, de poèmes, de dessins divers, de couleurs,...etc. Le tapis est donc un objet artistique réalisé dans des familles de grandes traditions pastorales et qui vivent en générale de l'élevage et de l'agriculture (donc des familles rurales). La fabrication des tapis traditionnels, sous toutes leurs formes, nécessite la présence de certaines conditions, des moyens et du matériel de bases dont, notamment : la laine pure et saine, comme matière première qui sera transformée en fils à différentes dimensions et propriétés variées, des colorants naturels... un matériel adéquat (métier à tisser) de différentes formes, selon l'utilisation souhaitée, un personnel compétent maîtrisant les techniques traditionnelles de tissage et de motifs décoratifs.., Le tissage des tapis constitue une activité parfois essentielle dans certains milieux, car cela joue un rôle économique primordial dans la subsistance des familles. C'est un mode de commerce traditionnel basé sur le troc. Dans un ménage l'homme et la femme travaillent en coopération. La femme s'occupe du tissage et le modelage des tapis et le mari s'occupe de la commercialisation dans les marchés hebdomadaires, et fait, en contre partie, l'achat des produits alimentaires et autres produits dont ils ont besoin pour vivre. De point de vue artistique, le meilleur tapis est encore fait dans certaines régions berbères à base de produits naturels locaux (colorants).Les motifs décoratifs utilisés est l'expression de la culture de la tribu dont est originaire le produit. Ces motifs relatent l'esprit de cohabitation qui a toujours existé dans ces tributs depuis une histoire lointaines avec les peuples de différentes convictions et de différentes civilisations (musulmans, juifs, berbères, chrétiens) Les tribus berbères constituent l'exemple le plus frappant de cette esprit de tolérance et de cohabitation ; car dans la plus part d'entre elles l'on peut même, aujourd'hui encore, rencontrer des artisans juifs. La maîtrise de l'art de tisser les tapis se transmis de mère à fille, ce qui constitue une tradition d'apprentissage dans les milieux ruraux. Le langage visuel traditionnel commun de la collectivité ainsi que les techniques permettant de nouer avec doigter les fils d'un tissage est aussi appris sur le tas, en confrontation avec la réalité. Les motifs décoratifs figurant sur les différents tissages sont très significatifs. Ces éléments différents d'une tribu à une autre, ce qui fait de cet art une vraie mosaïque. La présentation des figures et des symboles décoratifs sont faits de manières poétiques et révèlent une œuvre musicale, un tableau d'art fait avec goût et du bon sens. La tonalité des couleurs forme une mélodie visuelle inégalée. Le tapis est une tradition plutôt berbérophone car, c ‘est dans le Sud marocain, dans le Haut et le Moyen Atlas, que le tapis a connu son épanouissement (sous le nom : Tazarbit). Le perfectionnement de cette œuvre d'art significative d'une culture plurielle, et de savoir ancestral, est l'une des préoccupations quotidiennes des familles de ces régions. Le Centre Ait Ouaouzguit, dans la province de Ouarzazate, est l'un des principaux berceaux de cette production artisanale. Ce Centre de renommée mondiale, est situé dans le Haut Atlas, là où la confection des tapis prédomine. En tant que haut lieu de l'artisanat en général et du tapis en particulier, Ait Ouaouzguit est à son tour composé de plusieurs points de production et notamment : - Tamassin - Ait Semgane - Ai Waya - Ait Ougharda - Tidili - Taznakt - Ait Ouchen -Ait Ameur, Znaga et Sektana comme points limitrophes. La région des mille Kasbahs compte deux coopératives principales : La coopérative de Ouarzazate, La Coopérative de Taznakt. La classification des tapis : Les tapis sont classés en deux grandes catégories : 1- Le tapis de tradition berbères : c'est la catégorie la plus importante et la plus représentative à l'échelon mondial .C'est une production typiquement Atlasique avec une décoration et des motifs exceptionnels, propres à une tribu bien précise. Nous considérons, à cet effet, les sous catégories suivantes : A- le tapis du moyen Atlas (région de Méknés,- Rabat), tribu Zemmour- Zaer- Zain- Bani Mtir- Ait Sgougou- Beni M'guil. B- Le tapis Moyen Atlas (région de Fès - Taza). : Tribus Beni- Ouarain - Ait Ighezzrane- Beni Alaham- Ait Halli -Ait youssi - Ait Seghrouchéne- Marmoucha- Ait Youb - Ait Izdeg- Aît Yaâcoub. |
à propos de festival tapis ouawzguiti le 16/17/18/mai 2008
par Nouri ZyadPublié sur le web le 21 Mai 2008
Le tapis a été à l'honneur tout ce week-end à Taznakht. Cette petite ville, située à 90 au sud-est d'Ouarzazate a déroulé un tapis rouge devant les hôtes de son festival.
L'expression dépasse le sens figuré pour embrasser le sens propre, puisque le tapis Ouawzguiti a été fêté, trois jours durant, comme il se doit. Art et savoir-faire ancestraux, « Tazerbit », son toponyme berbère, fait la fierté des populations berbérophones de la région. Erigé, bon an mal an, en une activité génératrice de revenu, le tapis Ouawzguiti constitue même l'un des moteurs du développement local. Il est d'ailleurs le seul qui concurrence les autres produits sur le marché allemand.
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activites associatif/ photos posté le lundi 12 février 2007 20:12
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Comment la BERBERIE est devenue le maghreb arabe?
Comment expliquer que les anciennes provinces romaines d’Afrique, en grande partie christianisées et constituant la région la plus prospère de l’Occident latin, soient devenues en quelques siècles le Maghreb arabe.
L’islamisation et l’arabisation ne furent pas contemporaines. La conquête arabe, au VIIe siècle, fut le résultat d’une suite d’opérations militaires sans véritables tentatives de peuplement. La plus grande partie des populations berbères se convertit assez rapidement à l’Islam mais les dernières communautés chrétiennes ne disparurent qu’au XIIe siècle. L’arabisation par la langue et les coutumes fut plus tardive ; elle affecta massivement, en premier lieu, les Berbères du groupe zénète, pour la plupart nomades, qui s’assimilèrent aux tribus arabes bédouines (Béni Hilal, Béni Soleïme, …) à qui, en 1050, le Maghreb avait été « donné » par le calife fatimide du Caire. Alors que l’Islam a triomphé totalement depuis longtemps, l’arabisation est loin d’être achevée.
Les pays de l’Afrique du Nord sont aujourd’hui des États musulmans qui reven diquent, à juste titre, leur double appartenance à la communauté musulmane et au monde arabe. Or ces États, après bien des vicissitudes, ont pris la lointaine succes sion d’une Afrique qui, à la fin de l’Antiquité, appartenait aussi sûrement au monde chrétien et à la communauté latine. Ce changement culturel, qui peut passer pour radical, ne s’est cependant accompagné d’aucune modification ethnique importante : Ce sont bien les mêmes hommes, ces Berbères dont beaucoup se croyaient romains et dont la plupart se sentent aujourd’hui arabes.
Comment expliquer cette transformation, qui apparaît d’autant plus profonde qu’il subsiste, dans certains de ces États mais dans des proportions très différentes, des groupes qui, tout en étant parfaitement musulmans, ne se considèrent nullement arabes et revendiquent aujourd’hui leur culture berbère 1 ?
Il importe, en premier lieu, de distinguer l’Islam de l’arabisme. Certes, ces deux concepts, l’un religieux, l’autre ethno-sociologique, sont très voisins l’un de l’autre puisque l’Islam est né chez les Arabes et qu’il fut, au début, propagé par eux. Il existe cependant au Proche-Orient des populations arabes ou arabisées qui sont demeurées chrétiennes, et on dénombre des dizaines de millions de musulmans qui ne sont ni arabes ni même arabisés (Noirs africains, Turcs, Iraniens, Afghans, Pakis tanais, Indonésiens…). Tous les Berbères auraient pu, comme les Perses et les Turcs, être islamisés en restant eux-mêmes, en conservant leur langue, leur organisation sociale, leur culture. Apparemment, cela leur aurait même été plus facile puisqu’ils étaient plus nombreux que certaines populations qui ont conservé leur identité au sein de la communauté musulmane et qu’ils étaient plus éloignés du foyer initial de l’Islam.
Comment expliquer, aussi, que les provinces romaines d’Afrique, qui avaient été évangélisées au même rythme que les autres provinces de l’Empire romain et qui possédaient des églises vigoureuses, aient été entièrement islamisées alors qu’aux portes de l’Arabie ont subsisté des populations chrétiennes : Coptes des pays du Nil, Maronites du Liban, Nestoriens et Jacobites de Syrie et d’Iraq ?
Pour répondre à ces questions, l’historien doit remonter bien au-delà de l’évé nement que fut la conquête arabe du VIIe siècle. Cette conquête, si elle permit l’islamisation, ne fut pas, cependant, la cause déterminante de l’arabisation. Celle-ci, qui lui fut postérieure de plusieurs siècles et qui n’est pas encore achevée, a des raisons beaucoup plus profondes ; en fait, dès la fin de l’Empire romain, nous assistons à un scénario qui en est comme l’image prophétique.
La fin d’un monde
Rome avait dominé l’Afrique, mais les provinces qu’elle y avait établies : Africa (divisée en Byzacène et Zeugitane), Numidie d’où avait été retranchée la Tripolitaine, les Maurétanies Sitifienne, Césarienne et Tingitane, avaient été romanisées à des degrés divers. En fait, il y eut deux Afrique romaines : À l’est, la province d’Afrique et son prolongement militaire, la Numidie, étaient très peuplés, prospères et large ment urbanisés ; à l’ouest, les Maurétanies étaient des provinces de second ordre, limitées aux seules terres cultivables du Tell, alors qu’en Numidie et surtout en Tripolitaine, Rome est présente jusqu’en plein désert. Après le 1er siècle, toutes les grandes révoltes berbères qui secouèrent l’Afrique romaine eurent pour siège les Maurétanies.
Néanmoins Rome avait réussi, pendant quatre siècles, à contrôler les petits nomades des steppes ; grâce au système complexe du limes, elle contrôlait et filtrait leurs déplacements vers le Tell et les régions mises en valeur. C’était une organisa tion du terrain en profondeur, comprenant des fossés, des murailles qui barraient les cols, des tours de guet, des fermes fortifiées et des garnisons établies dans des castella. R. Rebuffat, qui fouille un de ces camps à Ngem (Tripolitaine), a retrouvé les modestes archives de ce poste. Ces archives sont des ostraca, simples tessons sur lesquels étaient mentionnés, en quelques mots, les moindres événements : l’envoi en mission d’un légionnaire chez les Garamantes, ou le passage de quelques Garamantes conduisant quatre bourricots (Garamantes ducentes asinos IV…). Dès le IIe siècle, des produits romains, amphores, vases en verre, bijoux étaient importés par les Garamantes jusque dans leurs lointains ksour du Fezzan et des architectes romains construisaient des mausolées pour les familles princières de Garama (Djerma). Légionnaires et auxiliaires patrouillaient le long de pistes jalonnées de citernes et de postes militaires autour desquels s’organisaient de petits centres agricoles.
Trois siècles plus tard, la domination romaine s’effondre ; ce désert paisible s’est transformé en une bouche de l’enfer, d’où se ruent, vers les anciennes provinces, de farouches guerriers, les Levathae, les mêmes que les auteurs arabes appelleront plus tard Louata, qui appartiennent au groupe botr. Ces nomades chame liers, venus de l’est, pénètrent dans les terres méridionales de la Byzacène et de Numidie qui avaient été mises en valeur au prix d’un rude effort soutenu pendant des siècles et font reculer puis disparaître l’agriculture permanente, en particulier ces oli vettes dont les huileries ruinées parsèment aujourd’hui une steppe désolée 2.
Cette irruption de la vie nomade dans l’Afrique « utile » devait avoir des consé quences incalculables. Modifiant durablement les genres de vie, elle prépare et annonce l’arabisation.
Le second événement historique qui bouleversa la structure sociologique du monde africain fut la conquête arabe.
Cette conquête fut facilitée par la faiblesse des Byzantins qui avaient détruit le royaume vandale et reconquis une partie de l’Afrique (533). Mais l’Afrique byzan tine n’est plus l’Afrique romaine. Depuis deux siècles, ce malheureux pays était la proie de l’anarchie ; tous les ferments de désorganisation et de destruction économi que s’étaient rassemblés. Depuis le débarquement des Vandales (429), la plus grande partie des anciennes provinces échappait à l’administration des États héritiers de Rome. Le royaume vandale, en Afrique, ne s’étendait qu’à la Tunisie actuelle et à une faible partie de l’Algérie orientale limitée au sud par l’Aurès et à l’est par le méridien de Constantine.
Dès la fin du règne de Thrasamond, vers 520, les nomades chameliers du groupe zénète pénètrent en Byzacène sous la conduite de Cabaon 3. À partir de cette date, Vandales puis Byzantins doivent lutter sans cesse contre leurs incursions.
Le poème épique du dernier écrivain latin d’Afrique, la Johannide de Corippus, raconte les combats que le commandant des forces byzantines, Jean Troglita, dut conduire contre ces terribles adversaires alliés aux Maures de l’intérieur. Ces Berbères Laguantan ( = Levathae = Louata) sont restés païens. Ils adorent un dieu représenté par un taureau nommé Gurzil et un dieu guerrier, Sinifere 4. Leurs chameaux, qui effrayent les chevaux de la cavalerie byzantine, sont disposés en cercle et protègent ainsi femmes et enfants qui suivent les nomades dans leurs déplacements.
Du reste de l’Afrique, celle que C. Courtois avait appelée l’Afrique oubliée, et qui correspond, en gros, aux anciennes Maurétanies, nous ne connaissons, pour cette période de deux siècles, que des noms de chefs, de rares monuments funéraires (Djedars près de Saïda, Gour près de Meknès) et les célèbres inscriptions de Masties, à Arris (Aurès), qui s’était proclamé empereur, et de Masuna, « roi des tribus maures et des Romains » à Altava (Oranie). On devine, à travers les bribes transmises par les historiens comme Procope et par le contenu même de ces inscriptions, que l’insé curité n’était pas moindre dans ces régions « libérées » 5.
Les querelles théologiques sont un autre ferment de désordre, elles ne furent pas moins fortes chez les Chrétiens d’Afrique que chez ceux d’Orient. L’Église, qui avait eu tant de mal à lutter contre le schisme donatiste, est affaiblie, dans le royau me vandale, par les persécutions, car l’arianisme est devenu religion d’État. L’ortho doxie triomphe certes à nouveau dès le règne d’Hildéric. Les listes épiscopales du Concile de 525 révèlent combien l’Église africaine avait souffert pendant le siècle qui suivit la mort de Saint Augustin. Non seulement de nombreux évêchés semblent avoir déjà disparu, mais surtout le particularisme provincial et le repliement accom pagnent la rupture de l’État romain.
La reconquête byzantine fut, en ce domaine, encore plus désastreuse 6. Elle réintroduisit en Afrique de nouvelles querelles sur la nature du Christ : le Monophysisme et la querelle des Trois Chapitres, sous Justinien, ouvrent la période byzantine en Afrique ; la tentative de conciliation proposée par Héraclius, le Monothélisme, à son tour condamné comme une nouvelle hérésie, clôt cette même période. Alors même que la conquête arabe est commencée, une nouvelle querelle, née de l’initiative de l’empereur Constant II, celle du Type, déchire encore l’Afrique chrétienne (648).
En même temps s’accroît la complexité sociologique, voire ethnique, du pays. Aux romano-africains des villes et des campagnes, parfois très méridionales (comme la société paysanne que font connaître les « Tablettes Albertini », archives notariales sur bois de cèdre, trouvées à une centaine de kilomètres au Sud de Tébessa) 7 et aux Maures non romanisés issus des gentes paléoberbères, se sont ajoutés les nomades « zénètes », les Laguantan et leurs émules, les débris du peuple vandale, le corps expéditionnaire et les administrateurs byzantins qui sont des Orientaux. Cette socié té devient de plus en plus cloisonnée dans un pays où s’estompe la notion même de l’État.
C’est dans un pays désorganisé, appauvri et déchiré qu’apparaissent, au milieu du VIIe siècle, les conquérants arabes.
La conquête arabe
La conquête arabe, on le sait, ne fut pas une tentative de colonisation, c’est-à-dire une entreprise de peuplement. Elle se présente comme une suite d’opérations exclusivement militaires, dans lesquelles le goût du lucre se mêlait facilement à l’esprit missionnaire. Contrairement à une image très répandue dans les manuels scolaires, cette conquête ne fut pas le résultat d’une chevauchée héroïque, balayant toute opposition d’un simple revers de sabre.
Le Prophète meurt en 632 ; dix ans plus tard les armées du Calife occupaient l’Égypte et la Cyrénaïque (l’Antâbulus, corruption de Pentapolis). En 643, elles pénètrent en Tripolitaine, ayant Amrû ben al-Aç à leur tête. Sous les ordres d’Ibn Sâ’d, gouverneur d’Égypte, un raid est dirigé sur les confins de l’Ifriqîya (déforma tion arabe du nom de l’ancienne Africa), alors en proie à des convulsions entre Byzantins et Berbères révoltés et entre Byzantins eux-mêmes. Cette opération révéla à la fois la richesse du pays et ses faiblesses. Elle alluma d’ardentes convoitises. L’historien En-Noweiri décrit avec quelle facilité fut levée une petite armée, composée de contingents fournis par la plupart des tribus arabes, qui partit de Médine en octobre 647. Cette troupe ne devait pas dépasser 5 000 hommes, mais en Égypte, Ibn Sâ’d, qui en prit le commandement, lui adjoignit un corps levé sur place qui porta à 20 000 le nombre de combattants musulmans. Le choc décisif contre les « Roms » (Byzantins) commandés par le patrice Grégoire eut lieu près de Suffetula (Sbeitla), en Tunisie. Grégoire fut tué. Mais, ayant pillé le plat pays et obtenu un tribut consi dérable des cités de Byzacène, les Arabes se retirèrent satisfaits en 648. L’opération n’avait pas eu d’autre but. Elle aurait duré quatorze mois.
La conquête véritable ne fut entreprise que sous le calife Moawia, qui confia le commandement d’une nouvelle armée à Moawia ibn Hodeidj en 666. Trois ans plus tard semble-t-il 8, Oqba ben Nafê fonde la place de Kairouan, première ville musul mane au Maghreb. D’après les récits, transmis avec de nombreuses variantes par les auteurs arabes, Oqba multiplia, au cours de son second gouvernement, les raids vers l’Ouest, s’empara de villes importantes, comme Lambèse qui avait été le siège de la IIIe Légion et la capitale de la Numidie romaine. Il se dirigea ensuite vers Tahert, près de la moderne Tiaret, puis atteignit Tanger, où un certain Yuliân (Julianus) lui décrivit les Berbères du Sous (Sud marocain) sous un jour fort peu sympathique : « C’est, disait-il, un peuple sans religion, ils mangent des cadavres, boivent le sang de leurs bestiaux, vivent comme des animaux car ils ne croient pas en Dieu et ne le connaissent même pas ». Oqba en fit un massacre prodigieux et s’empara de leurs femmes qui étaient d’une beauté sans égale. Puis Oqba pénétra à cheval dans l’Atlantique, prenant Dieu à témoin « qu’il n’y avait plus d’ennemis de la religion à combattre ni d’infidèles à tuer »9.
Ce récit, en grande partie légendaire, doublé par d’autres qui font aller Oqba jusqu’au fin fond du Fezzan avant de combattre dans l’extrême Occident, fait bon marché de la résistance rencontrée par ces expéditions. Celle d’Oqba finit même par un désastre qui compromit pendant cinq ans la domination arabe en Ifriqîya. Le chef berbère Koceila, un Aouréba donc un Brânis, déjà converti à l’Islam, donna le signal de la révolte. La troupe d’Oqba fut écrasée sur le chemin du retour, au Sud de l’Aurès 10, et lui-même fut tué à Tehuda, près de la ville qui porte son nom et renferme son tombeau, Sidi Oqba. Koceila marcha sur Kairouan et s’empara de la cité. Ce qui restait de l’armée musulmane se retira jusqu’en Cyrénaïque. Campagnes et expédi tions se succèdent presque annuellement. Koceila meurt en 686, Carthage n’est prise par les Musulmans qu’en 693 et Tunis fondée en 698. Pendant quelques années, la résistance fut conduite par une femme, une Djeraoua, une des tribus zénètes maîtresses de l’Aurès. Cette femme, qui se nommait Dihya, est plus connue sous le sobriquet que lui donnèrent les Arabes : la Kahina (la « devineresse »). Sa mort, vers 700 11, peut être considérée comme la fin de la résistance armée des Berbères contre les Arabes. De fait, lorsqu’en 711 Tarîq traverse le détroit auquel il a laissé son nom (Djebel el Tarîq : Gibraltar) pour conquérir l’Espagne, son armée est essen tiellement composée de contingents berbères, de Maures.
En bref, les conquérants arabes, peu nombreux mais vaillants, ne trouvèrent pas en face d’eux un État prêt à résister à une invasion, mais des opposants succes sifs : le patrice byzantin, puis les chefs berbères 12, principautés après royaumes, tribus après confédérations. Quant à la population romano-africaine, les Afariq, enfermée dans les murs de ses villes, bien que fort nombreuse, elle n’a ni la possibi lité ni la volonté de résister longtemps à ces nouveaux maîtres envoyés par Dieu. La capitation imposée par les Arabes, le Kharadj, n’était guère plus lourde que les exigences du fisc byzantin, et, au début du moins, sa perception apparaissait plus comme une contribution exceptionnelle aux malheurs de la guerre que comme une imposition permanente. Quant aux pillages et aux prises de butin des cavaliers d’Allah, ils n’étaient ni plus ni moins insupportables que ceux pratiqués par les Maures depuis deux siècles. L’Afrique fut donc conquise, mais comment fut-elle is lamisée puis arabisée ?
Les mécanismes de l’arabisation
L’arabisation suivit d’autres voies, bien qu’elle fût préparée par l’obligation de prononcer en arabe les quelques phrases essentielles d’adhésion à l’islam. Pendant la première période (VIIe-XIe siècles), l’arabisation linguistique et culturelle fut d’abord essentiellement citadine. Plusieurs villes maghrébines de fondation an cienne, Kairouan, Tunis, Tlemcen, Fès, ont conservé une langue assez classique, souvenir de cette première arabisation. Cet arabe citadin, en se chargeant de constructions diverses empruntées aux Berbères, s’est maintenu aussi, d’après W. Marçais, chez de vieux sédentaires ruraux comme les habitants du Sahel tunisien ou de la région maritime du Constantinois, ou encore les Traras et les Jebala du Rif oriental ; or, ces régions maritimes sont les débouchés de vieilles capitales régionales arabisées de longue date. Cette situation linguistique semble reproduire celle de la première arabisation 32. Ailleurs, cette forme ancienne, dont on ignore quelle fut l’extension, fut submergée par une langue plus populaire, l’arabe bédouin, qui présente une certaine unité du Sud tunisien au Rio de Oro remontant largement vers le nord dans les plaines de l’Algérie centrale, d’Oranie et du Maroc. Cet arabe bédouin fut introduit au XIe siècle par les tribus hilaliennes car ce sont elles, en effet, qui ont véritablement arabisé une grande partie des Berbères.
Pour comprendre l’arrivée inattendue de ces tribus arabes bédouines, il nous faut remonter au Xe siècle, au moment où se déroulait, au Maghreb central d’abord, puis en Ifriqîya, une aventure prodigieuse et bien connue, celle de l’accession au cali fat des Fatimides. Alors que les Berbères zénètes étendaient progressivement leur domination sur les Hautes-Plaines, les Berbères autochtones, les Sanhadja, conser vaient les territoires montagneux de l’Algérie centrale et orientale. L’une de ces tribus qui, depuis l’époque romaine, occupait la Petite Kabylie, les Ketama33, avait accueilli un missionnaire chiite, Abou Abd Allah, qui annonçait la venue de l’Imam « dirigé » ou Mahdi, descendant d’Ali et de Fatima. Abou Abd Allah s’établit d’abord à Tafrout, dans la région de Mila ; il organise une milice qui groupe ses pre miers partisans, puis transforme Ikdjan, à l’est des Babors, en place forte. Se révélant un remarquable stratège et meneur d’hommes, il s’empare tour à tour de Sétif, Béja, Constantine. En mars 909, les Chiites sont maîtres de Kairouan et proclament Imam le Fatimide Obaïd Allah, encore prisonnier à l’autre bout du Maghreb central, dans la lointaine Sidjilmassa. Une expédition ketama, toujours conduite par l’infatigable Abou Abd Allah, le ramena triomphant à Kairouan, en décembre 909, non sans avoir, au passage, détruit les principautés kharedjites. La dynastie issue d’Obaïd Allah, celle des Fatimides, réussit donc un moment à contrôler la plus grande partie de l’Afrique du Nord, mais de terribles révoltes secouent le pays. La plus grave fut celle des Kharedjites, menée par Mahlad ben Kaydâd dit Abou Yazid, « l’homme à l’âne ». Mais la dynastie fut une nouvelle fois sauvée par l’intervention des Sanhadja du Maghreb central, sous la conduite de Ziri. Aussi, lorsque les Fatimides, après avoir conquis l’Égypte avec l’aide des Sanhadja, établissent leur capitale au Caire (973), ils laissent le gouvernement du Maghreb à leur lieutenant Bologgin, fils de Ziri. De cette décision, qui paraissait sage et qui laissait la direction du pays à une dynastie berbère, devait naître la pire catastrophe que connut le Maghreb.
Le paradoxe maghrébin
Mais ce schéma est trop tranché pour être exact dans le détail. On ne peut faire subir une telle dichotomie à la réalité humaine du Maghreb. Les Nomades ne sont pas tous arabisés : il subsiste de vastes régions parcourues par des nomades berbéro phones. Tout le Sahara central et méridional, dans trois États (Algérie, Mali, Niger), est contrôlé par eux. Dans le Sud marocain, l’importante confédération des Aït Atta, centrée sur le Jbel Sarho, maintient un semi-nomadisme berbère entre les groupes arabes du Tafïlalet, d’où est issue la dynastie chérifienne, et les nomades Regueibat du Sahara occidental qui se disent descendre des tribus arabes Ma’qil. Il faut égale ment tenir compte des petits nomades du groupe Braber du Moyen Atlas : Zaïan, Béni M’Guild, Aït Seghouchen...
Le berbère n’est donc pas exclusivement un parler de sédentaire, ce n’est pas non plus une langue exclusivement montagnarde. Une île aussi plate que Jerba, les villes de la Pentapole mzabite, les oasis du Touat et du Gourara, les immenses plai nes sahéliennes fréquentées par les Touareg Kel Grès, Kel Dinnik, Oullimiden, sont des zones berbérophones au même titre que les massifs marocains ou la montagne kabyle.
Il ne faut pas non plus imaginer que tous les Arabes, au Maghreb, sont exclusi vement nomades ; bien avant la période française qui favorisa, ne serait-ce que par le rétablissement de la sécurité, l’agriculture et la vie sédentaire, des groupes arabophones menaient, depuis des siècles, une vie sédentaire autour des villes et dans les campagnes les plus reculées. C’était, en particulier, le cas des habitants de Petite Kabylie et de l’ensemble des massifs et moyennes montagnes littorales de l’Algérie orientale et du Nord de la Tunisie. Tous ces montagnards et habitants des collines sont arabisés de longue date ; cependant, vivant de la forêt, d’une agriculture proche du jardinage et de l’arboriculture, ils ont toujours mené une vie sédentaire appuyée sur l’élevage de bovins. Bien d’autres cas semblables, dans le Rif oriental, l’Ouarsenis occidental, pourraient être cités.
Mais il n’empêche qu’aujourd’hui, dans le Maghreb sinon au Sahara, les zones berbérophones sont toutes des régions montagneuses, comme si celles-ci avaient servi de bastions et de refuges aux populations qui abandonnaient progressivement le plat pays aux nomades et semi-nomades éleveurs de petit bétail, arabes ou arabi sés. C’est la raison pour laquelle, au XIXe siècle, l’Afrique du Nord présentait de curieuses inversions de peuplement : montagnes et collines au sol pauvre, occupées par des agriculteurs, avaient des densités de population bien plus grandes que les plaines et grandes vallées au sol riche parcourues par de petits groupes d’éleveurs.
Gabriel CAMPS
activites associatif de tazenakhte
http://espaceasso-detaznakhteurbain.maktoobblog.com![]()
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انشطة جمعية فضاء تازناخت الانسانية activités de l asso/espace taznakht humanites
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ايطار المبادرة الوطنية للثنمية البشرية،وبشراكة مع الفضاءات الجماعية بتازناخت،وبدعم من جمعية فضاء تازناخت
قامت جمعية الثنوير البصرى بفاس،بانشطة طبية،وفحوصية لكل المواطنين الراغبين فى ذالك،وذالك يومى 22و23 مارس 2008.فى جو ساده الهدوء،والانضباط،والمسؤولية وروح المواطنة الصادقة.وفق البرنامج التالى/
22/مارس ابتداء من الساغة الحادية عشرة الى غاية السادسة مساءا عدد المستفدين 267 مواطنا
23/مارس ابتداء من الساعة الرابعة مساء/الى غاية السابعة مساءا وعدد المستفدين 290 مواطنا،



siége de l association espace taznakht le 22 et 23 mars 2008
Un groupe de membres de l’association marocain tanwuir optique de fés;en partenariat avec cinq espaces associatifs de grond taznakht: espace associatif des associations municipal de taznakht;espace associatif de la commune ZNAGA; espace associatif de la commune ouislsate;espace associatif de la commune SEROUA ; espace associatif de la commune KHZAMA;.organisent au siege de l association espace taznakht pour l enveronnement;développement et arts populaires à vieux village une caravane médicale ;pour la population de ses communes .
Les docteurs et cadres qui participent à cette caravane médicale effectueront à des consultations et des dépistages en faveurs de la population nécessiteuse et donneront des exposés et réunions à travers différentes localités et services de la région suivant le programme ci-dessous
Samedi /22/3/2008
11h00 :/ 18h00 Consultations de médecine
les profi/267:personnes
Dimanche 23/3/2007
16h00 :/19h00 Consultations de medicine les profi/290 personnes
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activités des espaces associatifs de grond taznakht
pour les personnes handicapées de taznakhte
le 3/5/2008 à hotel la porte de sahara
association gold wing club maroc a conduit une caravane humanitaire a taznakht
en coopération avec les espaces associatifs communal de znaga; ouislsate; seroua; et taznakht urbain le 3/5/08
puis la distribution de 52 chaises roulantes et 20 pquilles sur les indicapes 
قامت جمعية gold wing club maroc بقافلة طبية انسانية الى تازناخت بتنسيق مع باشوية تازناخت
وبشراكة مع الفضاءات الجمعوية الجماعية لزناكة وسلسات سروة تازناخت الحضرية. وعدد المستفدين
66 معاقا معوزا ، وهى بادرة اولى للمعاق فى المنطقة. يوم 3/5/2008 .


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les juifs de taznakht
اليهود المغاربة التازناختيين يزورون موطنهم الاصلى فى تازناخت القصبة يوم 2/6/2008
La région de Ouarzazate a toujours attiré géographes et archéologues pour les richesses de son passé. En effet, certains outils anciens, gravures rupestres ou nécropoles, ainsi que des vestiges de diverses civilisations témoignent de son passé aux origines antiques.
Les berbères furent probablement les premiers habitants de la région, cette implantation humaine initiale s'est ensuite enrichie de la venue d'autres populations aux cultures différentes tels que les juifs, des chrétiens mais aussi certaines populations africaines
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L'arrivée des juifs en Afrique du Nord, sans doute en compagnie ou dans le sillage des navigateurs-commerçants phéniciens, remonte très loin dans le temps, sans qu'il soit possible de situer exactement la date à laquelle cette migration a commencé. Certains la font remonter à l'époque de Salomon (1er millénaire av. J.-C.), d'autres à la période qui a suivi la destruction du Premier Temple (587 av. J.-C.), d'autres encore à une date plus récente, après la destruction du Second Temple (70 de l'ère chrétienne). Une première remarque s'impose : de tous les peuples qui, très tôt, ont commencé à se déplacer en Méditerranée d'Est en Ouest, seuls les Juifs n'avaient aucune visée conquérante ou colonisatrice et tout à fait paradoxalement, de tous les peuples qui se sont succédés, seuls ont survécu jusqu'à nos jours, s'infiltrant dès le début et s'intégrant dans la trame de la société et de la culture locales. Très tôt, ils essaimèrent depuis les comptoirs phéniciens côtiers vers l'intérieur des terres, s'insérant de manière organique dans chaque tribu, chaque village, s'imprégnant de l'environnement et l'influençant en retour. Ironie du sort : ceux qui ont su et pu survivre à tous les bouleversements qui ont secoué la région, se sont trouvés, au milieu de ce siècle, impliqués, imbriqués dans un autre phénomène historico-politique non moins étonnant que leur survie. C'est celui du retour en masse des juifs du Maghreb et d'Orient, sous l'impulsion de la vague messianico-sioniste des années 50 et 60, vers la même terre qui a vu certains de leurs lointains ancêtres, plusieurs siècles auparavant, partir à l'aventure en compagnie des intrépides marins de Tyr et Sidon. Ici semble se clore un chapitre passionnant de l'histoire des migrations en Méditerranée. Fin d'une coexistence qu'évoquent avec nostalgie ceux qui sont restés sur place, beaucoup moins ceux qui sont partis vers leur nouveau-antique destin. Mais qui sont les Berbères ? Ont-ils toujours vécu en Afrique du Nord et aux abords du Sahara ? L'incertitude des historiens et des archéologues, l'insuffisance de preuves épigraphiques, laissent la place libre à l'imagination qui, de toute façon et traditionnellement, s'est donné libre cours, renforcée en cela par certains écrits juifs et arabes du Moyen Age. Ces écrits font état de légendes sur l'origine « cananéenne » des Berbères, dont l'ancêtre ne serait autre que le célébre chef militaire Goliath (en berbère Jalout). Le légendaire s'imbrique ici dans l'histoire, l'interprète, la pervertit, l'idéalise, favorisant l'exploitation idéologique, culturaliste. Il faut dire qu'il y a là une sorte de revanche de la part d'une civilisation dénigrée cherchant à se réhabiliter, en minimisant ce qu'elle doit à l'environnement culturel dominant et en amplifiant la dette qu'elle pense avoir contractée vis-à-vis d'une autre, dénuée, celle-là, de toute prétention à l'hégémonie. Mais il y a davantage : outre le mythe de l'origine juive (ou cananéenne), a cours une autre thèse reconnue plus ou moins comme historique, bien qu'encore insuffisamment attestée, selon laquelle les Berbères auraient été en partie judaïsés. Les divergences à ce sujet entre historiens vont bon train, principalement quand il s'agit de la figure historico-légendaire de la Kahina. La société berbère semble avoir été l'une des rares à n'avoir pas connu l'antisémitisme. Le droit berbère, azref, dit « coutumier », contrairement au droit musulman (et au droit juif, soit dit en passant), est tout à fait indépendant de la sphère religieuse. Il serait, par essence, « laïque » et égalitaire, et n'impose aucun statut particulier au juif, alors que la législation musulmane fixe le statut du juif (et du chrétien) en tant que dhimmi, « protégé », soumis à certaines obligations et interdictions. Le juif occupait une place bien définie dans le système socio-économique du village berbère : il remplissait généralement la fonction soit d'artisan (orfèvre, cordonnier, ferblantier), soit de commerçant, l'une et l'autre occupation pouvant être ambulantes. Aujourd'hui encore, après trente ou quarante ans, les villageois de l'Atlas et des vallées sahariennes se souviennent avec nostalgie du temps où les juifs faisaient partie du paysage, allant jusqu'à imputer à leur absence la raison de leurs misères actuelles. Peut-on en dire autant de l'image du Berbère musulman auprès de son ex-compatriote juif ? Rien n'est moins sûr. Il y a eu là comme un refoulement chez les juifs berbères immigrés en Israël quant à leur passé, dû sans doute à plusieurs raisons : leur nouvelle identité israélienne acquise « aux dépens » de leur précédente identité, les préjugés et quolibets qui frappaient et frappent encore les « chleuhs » (même en Israël). Leurs enfants et petits-enfants, nés en Israël, sont dans l'ignorance totale du patrimoine berbère de leurs parents. L'L'image du juif dans l'imaginaire berbère semble donc avoir été tout à fait positive, voire privilégiée, à telle enseigne que, dans les contes populaires, un rôle de choix lui est dévolu : c'est à lui que revient la tâche honorable de dénouer les situations compliquées. Autre témoignage : les vieillards du Sud marocain se souviennent des joutes poétiques avec des Imedyazen (poètes juifs). Les traces juives dans le folklore berbère se rencontrent jusque dans les rituels à caractère essentiellement musulman, tel le cérémonial de la fête de l'achoura. Celle-ci, censée commémorer l'assassinat des fils d'Ali, gendre du Prophète, comporte des aspersions d'eau qui auraient pour objet de rappeler l'épisode biblique du passage de la mer Rouge. Ces aspersions durent dix jours, la dixième nuit étant baptisée Id n'youdayen (fête des juifs) et donnant lieu à des réjouissances comportant port de masques et chants « avec accent juif » (sic). Y a-t-il réciprocité et trouve-t-on des traces berbères encore vivantes dans l'imaginaire et le folklore des juifs maghrébins ? Cette question mérite investigation dans la mesure où sont encore en vie, principalement en Israël évidemment, des personnes âgées prêtes à évoquer les bribes de folklore berbère encore vivaces dans leur mémoire. Il existe bel et bien une pratique traditionnelle propre, semble-t-il, aux seuls juifs du Maroc et inconnue dans les autres communautés juives, puisque ne figurant pas dans le calendrier canonique hébraïque. Il s'agit d'une journée supplémentaire, ajoutée à la fête de Pâque, qui dure ailleurs sept jours et au Maroc huit jours. Nahum Soulschz, auteur d'ouvrages sur les juifs du bassin méditerranéen, publia en hébreu en 1933, à la suite de voyages d'études effectués au début du siècle, une monographie sur la Kahina, Dahia al Kahina. Certains passages de la préface de cet ouvrage suffisent pour illustrer l'attitude apologétique de cet historien, sérieux par ailleurs : « Le présent ouvrage n'est pas une fiction, ni le récit romantique d'un épisode ou d'un personnage historique, mais le fruit d'une recherche minutieuse et critique sur la base d'un matériau historique et folklorique sérieux et significatif que nous ont légué les écrivains arabes et les contes traditionnels africains. Les actes héroïques, ainsi que la sagesse de l'héroïne en question ont été consignés dans les écrits d'une douzaine d'auteurs. Le plus grand de ces derniers, Ibn Khaldun, homme d'Afrique, affirme que les informations contenues dans ses écrits ont été puisées par les anciens dans des sources berbères authentiques... C'est lui également qui affirme que la Kahina... et les hommes de sa tribu, les Gherraouas, pratiquaient la religion juive et que leur lieu d'origine était la Palestine. [...] j'ai découvert qu'elle appartenait à une dynastie antique de prêtres (cohen, pluriel : cohanim) qui ont été refoulés en Afrique et ont connu, là-bas, la gloire et occupé des postes de commande. Ils ont aussi introduit la culture et les traditions juives tout autour de l'immense désert du Sahara. La vérité historique des événements rapportés ici est attestée par les meilleurs chercheurs français contemporains (Mercier, Gautier...). Les écrivains français baptisaient généralement la Kahina la « Jeanne d'Arc » d'Afrique, certains d'entre eux se laissant aller à leur imagination et, à partir de récits légendaires, créèrent des fictions romantico-érotiques n'ayant aucun fondement historique. La vérité est que le merveilleux dans la figure de la Kahina dépasse même celui de Jeanne d'Arc [...]. De fait, il est arrivé à la Kahina ce qui arriva aux tribus juives héroïques dans les steppes d'Arabie au temps de Mohamed. Passé sous silence dans les écrits juifs, l'événement nous a été transmis seulement par les écrivains arabes [...]. Ce fut là le sort de l'histoire politique du peuple juif : les lacunes laissées par nos anciens ont été comblées par des historiens étrangers de qui nous dépendons pour la connaissance de notre propre passé. [...] Les écrivains arabes ont été séduits par la vie, la sagesse et l'héroïsme de cette femme et nous ont, au surplus, transmis quelques-unes de ses paroles flamboyantes contre les envahisseurs qu'aucun Arabe n'eût pu inventer de toutes pièces. » Trad. Shlomo Elbaz L'autre historien, J. W. Hirschberg, est beaucoup plus circonspect à l'endroit des sources prétendûmenthistoriques, y compris les écrits d'Ibn Khaldun. Hirschberg distingue trois écoles, trois approches : 1. ceux pour qui toute l'histoire de la Kahina n'est qu'une légende ; 2. ceux qui, au contraire, croient à l'authenticité de l'ensemble des faits ; 3. ceux qui pensent qu'autour d'un noyau historique s'est tissé un réseau d'éléments légendaires. Hirschberg se placerait lui-même dans la troisième catégorie. Quoiqu'il en soit, le débat se poursuit autour de cette figure qui continue à galvaniser les militants et à inspirer poètes et artistes de la mouvance berbère. Disons pour conclure que l'immigration en Israël de la quasi totalité des juifs berbères a pratiquement mis fin à cette aventure passionnante de deux civilisations appartenant aux deux extrémités du monde méditerranéen qui se rencontrèrent, s'épousèrent en une osmose socio-culturelle, parallèle et complémentaire de cette autre aventure qu'était la symbiose andalouse. La fin de cette coexistence a condamné le partenaire juif de cette « association » à perdre jusqu'au souvenir de la vie commune et de ses acquis humains, alors que le partenaire berbère - principalement l'élite militante amazigh - a plutôt tendance à rechercher (et à idéaliser quelque peu) les sources, affinités et tous signes d'affiliation susceptibles de contrebalancer le poids de l'élément arabo-islamique, l'élément juif dont l'impact ne présuppose aucun désir de domination serait à même de nourrir l'identité berbère et d'en accentuer l'originalité. L'expérience judéo-berbère devrait prendre sa place, aux côtés de l'expérience judéo-andalouse, dans le kaléidoscope des civilisations méditerranéennes où pourraient puiser les peuples de la région. |
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premiére édition du festival de taznakht/16/17/18/ mai 2008
تازناخت تحتضن المهرجان الاول للزربية الووزكيتية ايام 16/17/18/ماى 2008
Ouverture du premier Festival de Tapis Ouazguiti à Taznakht
Ouverture du premier Festival de Tapis Ouazguiti à Taznakht /16/17/18/mai 2008
la première édition du Festival du Tapis Ouzguiti a démarré vendredi à Taznakht (90 km au sud d'Ouarzazate), par l'organisation de différentes compétitions sportives et concours culturels, ainsi que d'une soirée artistique.
Initiée sous le thème “Le Tapis Ouazguiti au service du développement local”, cette manifestation s'est distinguée en sa première journée par l'organisation de la course locale réservée à la catégorie féminine et des tournois de pétanques et des jeux d'échecs.
La même journée a également connu l'entame du concours du tissage de tapis, à travers lequel les tisseuses des différentes coopératives de la zone de Taznakht rivalisaient en couleurs, formes, création et en beauté.
Vers la soirée, le public présent sur la place du festival, qui s'est vêtue de sa plus belle parure, a eu rendez-vous avec un menu artistique riche et varié, marqué notamment par la participation des troupes folkloriques locales.
Cette manifestation culturelle, qui s'inscrit dans le programme du “”Printemps d'Ouarzazate”", vise, selon les organisateurs, à diversifier l'animation touristique et culturelle au niveau de cette province, en focalisant sur ce volet d'activité socio-économique qui met en valeur l'un des produits artisanaux les plus en vue dans la région.
L'objectif de cette manifestation reste la mise en valeur et la réhabilitation du Tapis Ouzguiti qui jouit d'une renommée internationale et l'organisation de festivités et d'activités multiples autour de ce thème, afin de créer une dynamique socioéconomique locale.
Le programme de cette première édition se décline en plusieurs axes, dont notamment les expositions de tapis et autres produits de terroir, des séances d'animation, des soirées artistiques avec la participation des troupes d'arts populaires, l'organisation d'ateliers pour initier les jeunes filles au tissage de tapis et des concours sportifs et culturels.
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